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La douleur animale
16/10/2020
La douleur animale est, depuis quelques années, au centre de la pratique vétérinaire.  En effet, si, dans le temps, on considérait avec peine que les animaux puissent souffrir, aujourd’hui, c’est un fait acquis. Voici quelques données sur l’évaluation de la douleur animale par les vétérinaires et votre rôle à la maison.     La douleur dans la pratique vétérinaire Les vétérinaires sont souvent confrontés à la douleur animale : une arthrose, une inflammation mais également une injection, une intervention chirurgicale sont liés à une douleur plus ou moins importante. Certaines sont aiguës et ne durent que très peu dans le temps, d’autres peuvent devenir chroniques. Toutefois, il peut être difficile de la déceler, d’autant plus que nos patients ne parlent pas ! Alors, si une boiterie évoque forcément la présence d’une souffrance, ce n’est pas le cas de nombreuses pathologies pour lesquelles l’animal a mal. Les propriétaires ont alors un grand rôle à jouer…   Le rôle des propriétaires La douleur animale est difficile à apprécier. Si des paramètres physiologiques (température corporelle, fréquences cardiaque et respiratoire) peuvent nous aider, le meilleur moyen de juger si un chien, un chat ou tout autre animal souffre est bien son comportement quotidien. Si certains animaux seront rapidement abattus , prostrés, d’autres continueront à manger normalement, à jouer même ! Toutefois, certains signes peuvent vous alerter : un chat qui ne monte plus sur le canapé, un chien qui gémit en se levant tous les matins… Ce sont les propriétaires des animaux qui connaissent au mieux leurs compagnons. Ils remarqueront alors plus rapidement un changement même s’il paraît anodin.  Un conseil : Observez vos animaux tous les jours. Essayez de repérer leurs petites habitudes et manies et vous serez alors plus aptes à remarquer un changement de comportement même minime qui pourrait vous amener à penser que votre compagnon souffre. Un exemple ? Une soudaine malpropreté chez un chat peut être liée à une douleur. Ne laissez pas une telle situation perdurer. Une consultation s’impose !     A la clinique Beaucoup d’interventions à la clinique ne sont pas très agréables et stressantes mais certaines sont douloureuses. Si, comme en médecine humaine, une injection ne peut faire l’objet d’une prévention de la douleur lors de l’introduction de l’aiguille, lors de toute chirurgie, le protocole en tient compte ! Beaucoup d’anesthésiques sont également analgésiques. De plus, il est fréquent qu’un anti-inflammatoire soit administré en fin de chirurgie et/ou prescrit pour les jours suivants à la maison .       Chez les animaux âgés Ces derniers sont particulièrement touchés , comme chez les humains ! On pense, bien sûr, à l’arthrose. Si les chiens sont plus expressifs, les chats sont eux très discrets et ce sont souvent les propriétaires de félins qui nous rapportent, à l’occasion d’une consultation de routine, que leur chat a modifié ses habitudes, est moins habile qu’avant, sort moins souvent pour chasser... Il faut alors penser à une douleur, peut-être lié à l’arthrose. Sujet plus grave : la fin de vie et les maladies fréquentes à cette période. Beaucoup de personnes se demandent quand aider leur animal à partir et comment savoir s’il souffre ou non. Nous répondons fréquemment que vous seuls qui connaissez et vivez avec votre animal depuis de nombreuses années pourrez repérer sa souffrance même si nous serons toujours présents pour vous aider et vous accompagner dans ces moments difficiles.     Chez les jeunes animaux Ce sont surtout les grands chiens à croissance rapide qui peuvent présenter des douleurs. Il ne faut pas penser que ces gros bébés jouent la comédie. Les douleurs peuvent bel et bien être très gênantes et il faut les soulager! En  conclusion, l’observation au quotidien de votre animal vous permettra de repérer rapidement les signes pouvant être liés à une douleur. N’hésitez pas à évoquer avec tous les membres de l’équipe de la clinique ces petites remarques même si elles vous paraissent anodines. Il sera alors possible de juger de la présence d’une éventuelle douleur pour pouvoir la soulager rapidement.
La vaccination rabique
09/10/2020
Dois-je vacciner mon chien ou mon chat contre la rage ? La rage est une maladie virale , elle se transmet le plus souvent par morsure , mais peut aussi être transmise par simple léchage . C’est une maladie mortelle une fois déclarée, et transmissible à l’homme ce qui explique que la réglementation à son sujet soit très stricte dans notre pays. Pour autant, la vaccination de tous les chiens et chats n’est pas obligatoire. La question se pose alors de l’intérêt de cette vaccination pour votre compagnon, alors que le pays ne compte plus de cas de rage du renard.     Quelle est la situation de la France et que dit la réglementation ? Notre pays est indemne de rage vulpine (du renard) depuis 1998. Malheureusement certains pays proches, dont certains en Europe comme la Slovénie, la Grèce ou plus près encore l’Italie du nord,   sont encore infectés. Une importation depuis un pays infecté est arrivée plusieurs fois durant les dernières années, par des chiens non vaccinés introduit illégalement. C’est pourquoi la réglementation a été adaptée, bien qu’allégée, afin de faire face à un risque de réintroduction.   Depuis 1998, il n’est plus obligatoire de vacciner les chiens et les chats contre la rage, sauf les chiens de catégorie 1 et 2 , les carnivores domestiques se rendant en Guyane ou dans certains autres territoires d’outre-mer (dans ce cas, un certificat sanitaire de moins de 5 jours est requis), ainsi que pour les chiens et chats participants à des rassemblements s’ils proviennent de pays non indemnes. La vaccination n’est donc pas obligatoire dans les autres cas, en particulier lors de rassemblements comme les expositions, en camping, concours etc. Pour se rendre en Corse ou dans la plupart des départements d’outre-mer. Si vous voyagez à l’étranger, votre compagnon devra être vacciné et posséder un passeport. Demandez conseil à votre équipe vétérinaire, les obligations pour l’aller comme pour revenir peuvent varier suivant les pays.       Dans quel cas la vaccination est-elle recommandée ? Au-delà de ces obligations, il est recommandé de vacciner votre compagnon. En effet lors de réintroduction d’un animal enragé sur notre territoire, tout chien ou chat qui sera suspect d’avoir été en contact avec le malade devra être euthanasié. Une dérogation existe toutefois pour les carnivores à la fois vaccinés et identifiés. Si votre compagnon sort, bien que cette probabilité soit faible, elle ne doit pas être négligée compte tenu de l’enjeu, et au regard du faible coût et de l’absence de risque lié à la vaccination.     D’autre part, si vous souhaitez voyager avec votre compagnon, même s’il ne sort pas habituellement, la vaccination peut être requise, et un certain délai peut être nécessaire, risquant de compromettre votre projet. Dans certains cas, vous devez anticiper de quatre mois votre voyage. N’hésitez pas à questionner votre vétérinaire si vous envisagez de partir avec votre chien ou votre chat !   Si votre chien ou chat fugue et mord ou griffe, même accidentellement, un suivi sanitaire est obligatoire. Ceci est obligatoire même s’il est vacciné contre la rage, selon un protocole strict. Si cela se produit dans une zone où un animal enragé vient d’être découvert, sa vaccination et son identification seules empêcheront l’euthanasie.      Pourquoi faut-il un passeport ? Comment se passe la vaccination ?  La réglementation impose que la vaccination soit mentionnée dans le passeport de votre compagnon, et ce passeport doit quant à lui obligatoirement mentionner une identification que certains pays rendent obligatoire par puce électronique (les pays de l’Union Européenne en particulier). L’identification est en effet la seule façon de prouver que l’animal vacciné est bien le détenteur du passeport. Retenons par ailleurs que depuis 1992 pour les chiens et depuis 2012 pour les chats, la cession de nos compagnons ne peut se faire que s’ils sont identifiés. La vaccination contre la rage obéit à un protocole rigoureux, encadré par la réglementation. Seuls les chiens chats (et autres carnivores comme les furets) doivent être âgés de plus de trois mois pour recevoir un vaccin. La vaccination n’est valable qu’après un délai de 21 jours. Un rappel un an après est nécessaire, puis les rappels ultérieurs sont effectués à une fréquence variant suivant les pays (tous les ans pour la France).     Conclusion:   Bien que notre pays soit indemne de rage autochtone du renard, des pays proches sont toujours infectés. Même si la vaccination n’est pas obligatoire pour votre compagnon, il est fortement recommandé de lui faire ce vaccin associé à l’identification : l’introduction  d’un animal enragé dans votre région pourrait avoir des conséquences graves. Si vous envisagez de voyager avec votre chien ou votre chat (ou un autre carnivore), pensez à anticiper votre voyage et contactez dès que possible l’ambassade du pays où vous souhaitez vous rendre, ainsi bien sûr que votre vétérinaire qui saura vous conseiller.
La leishmaniose
02/10/2020
Très répandue dans de nombreuses régions du monde et notamment en France, cette maladie est transmise par piqûre par un moustique (le Phlébotome) qui va se développer dans certaines cellules de l’organisme. La présence ou non de ce phlébotome dans certaines régions conditionne directement les risques d’infestation. Son aire de répartition se situe essentiellement autour du bassin méditerranéen. Mais il faut être vigilant : depuis quelques années, on observe une propagation de cette maladie dans la région du Sud-Ouest ainsi que dans certains départements de la région Rhône-Alpes.     L'évolution de la maladie peut parfois être lente , et certains chiens peuvent être piqués sans toutefois déclarer la maladie. L’apparition des symptômes qui varient d’un animal à l’autre, survient entre 1 et 6 mois après la piqûre. Le parasite peut engendrer des troubles sur différents organes (rein, foie, rate, peau), rendant ainsi plus complexe le diagnostic puisque les symptômes peuvent varier d’un chien à l’autre.   On distingue deux formes de maladies, dont les principaux symptômes sont les suivants :   1) Une forme cutanée , où le chien perd du poids : - Des lésions apparaissent en particulier au niveau du nez, des oreilles, des coussinets et le chien peut perdre ses poils, - La peau présente souvent des pellicules en grand nombre, mais sans démangeaison, - Des saignements de nez plus ou moins fréquents et parfois importants, - Des ongles qui poussent plus rapidement, - Une inflammation des structures de l’œil peut apparaitre : œil rouge, larmoyant, avec des écoulements.   -2) Une forme viscérale , plus rare, mais plus grave : - Le chien perd également du poids, mais l’état se dégrade plus fortement,  - Une augmentation de la taille des ganglions, du foie et de la rate. - De la fièvre, - Une lésion des reins, qui peut être très grave et souvent irréversible. - Une augmentation de la prise de boisson et un besoin d’uriner plus marqué en sont les principales manifestations.     Comment savoir si votre chien est touché par la leishmaniose ?   Seul le vétérinaire est en mesure de déterminer si l’animal est malade ou non. Grâce à l’analyse des symptômes et du lieu de vie de l’animal, le vétérinaire peut détecter si le compagnon domestique est atteint ou non d’une infestation. Plusieurs examens sanguins (sérologie, électrophorèse des protéines, etc.) lui permettront ensuite de confirmer le diagnostic. Dans certains cas, des analyses de la peau, de moelle osseuse ou des ganglions seront nécessaires pour mettre en évidence la présence du parasite.     Quel traitement possible ? Le traitement dédié à la Leishmaniose est utilisé sous forme d’ injections. La durée du traitement varie selon les chiens et peut parfois être prescrit tout au long de la vie de l’animal. Cependant, si ce traitement est mal supporté par l’animal, le vétérinaire peut décider de l’interrompre. Il est indispensable que le chien soit suivi régulièrement afin de déceler les récidives qui sont fréquentes. Bien que le traitement permet de supprimer les symptômes de la maladie, il ne permet pas toujours de détruire les parasites présents dans l’organisme de l’animal. C’est pourquoi, il y arrive parfois qu’il y ait des rechutes de l’état de santé de l’animal. Les infections des reins restent les organes les plus sensibles à la maladie car les lésions rénales sont irréversibles.   "Il existe maintenant un vaccin protégeant votre animal contre cette maladie".   Demandez à votre vétérinaire plus d’informations.    La prévention reste le moyen le plus efficace. Lorsque vous résidez dans une région affectée par cette maladie, vous devez garder votre chien à l’intérieur dès la tombée de la nuit. Car les moustiques vecteurs de la maladie se manifestent surtout au crépuscule et durant la saison chaude. Vous limiterez ainsi les risques de piqûres. L’utilisation de moustiquaires, de bombes anti-moustiques ou de diffuseurs, permet également de les éviter. Même si le risque zéro n’existe pas, il existe des produits vétérinaires spécialement étudiés pour lutter contre le Phlébotome. Sous forme de collier, ou de « pipettes », ils sont relativement efficaces. Demandez conseil à votre vétérinaire pour qu’il vous propose la solution la mieux adaptée. Ne pas oublier que l’Homme peut également être contaminé . Cette maladie existe aussi chez l’Homme, lors d’une piqûre par le phlébotome, mais ne touche généralement que les personnes immunodéprimées ou les enfants. Comme chez le chien, les symptômes sont très variés. À ce jour, aucune transmission de la maladie entre le chien et l’Homme n’a été formellement confirmée.     Conclusion : Principalement répandue dans le sud de la France, la leishmaniose a tendance à remonter vers le nord. Les symptômes sont souvent anodins au départ, varient d’un animal à l’autre, ce qui complique le diagnostic. Lorsqu’il y a un doute, il est conseillé de consulter votre vétérinaire, car un diagnostic précoce et un bon suivi médical augmentent significativement les chances de guérison. La prévention, même si elle ne garantit pas une protection totale du chien, ne doit pas être négligée, car elle diminue fortement le risque de contamination.
Quiz : le hamster
25/09/2020
1) Hamster de l'allemand "hamstern" signifie : A. Manger B. Souris des prés C. Amasser     Réponse C : Amasser "Hamster" vient de l'allemand "hamstern" qui signifie "amasser", car ces rongeurs amassent de la nourriture dans leurs abajoues.       2) Les espèces en captivité : Combien d'espèces de hamsters sont élevées en captivité ? A. 5 B.10 C.50     Réponse A : 5 Cinq espèces de hamsters sont élevées en captivité : le hamster russe (Phodopus campbelli), le hamster sibérien (Phodopus sungorus) qui pourrait être une sous-espèce du russe, le hamster de Roborovski (Phodopus roborovskii), le hamster chinois (Cricetulus griseus), et le hamster doré (Mesocricetus auratus).       3) L'alimentation: Le hamster est : A. Végétarien B. Omnivore C. Carnivore     Réponse B – Omnivore Le hamster est omnivore : son régime alimentaire sera composé de granulés spécifiques pour hamster (évitez les mélanges de graines que le hamster aura tendance à trier). Vous pourrez également lui donner occasionnellement des petits morceaux de fruits (pomme, poire, banane, melon, etc.), ou du yaourt, mais évitez les friandises sucrées (barres au miel, pain, chocolat toxique).       4) L'environnement: Il faut préférer : A - Une cage grillagée avec un fond en plastique B - Une cage entièrement en plastique     Réponse A: Une cage grillagée munie d’un fond en plastique est idéale : elle permet une bonne circulation de l’air contrairement aux cages entièrement en plastique. L’espacement des barreaux devra être de 1 à 1,3 cm maximum pour éviter les évasions ! Préférez les cages plus hautes que large pour permettre l’aménagement d’étages reliés par des échelles.       5) Précautions : Que faut-il éviter ? A - L'eau froide dans son biberon B - Les fruits C - Les copeaux de cèdre ou de pin dans sa litière     Réponse C - Les copeaux de cèdre ou de pin Le fond de la cage doit être garni de litière végétale à base de maïs, de chanvre ou de lin. Evitez les copeaux de cèdre ou de pin, toxique pour les voix respiratoires !            
Parasites, la prévention est indispensable
18/09/2020
Devant le nombre de parasites et leurs effets sur nos animaux, il est préférable de prévenir avant l’infestation.     Comment prévenir une infestation ? Le meilleur moyen de prévenir une infestation de puces est de traiter votre animal avec un antiparasitaire adapté tous les mois de l’année. En effet, les larves de puces présentes dans l’environnement peuvent reprendre leur cycle de développement en hiver quand le chauffage intérieur le leur permet.  En ce qui concerne les tiques, la meilleure prévention est d’associer un antiparasitaire et une surveillance à chaque retour de balade ! Le petit crochet O’Tom fait des merveilles pour enlever facilement et sans danger les tiques de votre chien ou votre chat.     Quels risques ? Certains prennent tout de même le risque de n’appliquer un antiparasitaire que les mois de l’été. Si leur chien ou leur chat présente des puces, il faudra alors traiter leur animal mais aussi leur habitation.   Leur élimination peut être difficile. De plus, un animal allergique peut nécessiter un traitement médical après une seule piqûre. Les coûts sont donc beaucoup plus importants ! A choisir, préférez-vous traiter votre animal tous les mois de l’année pour ne pas avoir de soucis ou risquer une infestation de toute votre maison et des lésions de grattage sur votre animal pour un prix équivalent voire plus important ? Les tiques, elles, peuvent transmettre des maladies graves aux chiens : piroplasmose et maladie de Lyme notamment. La vie du chien peut être en jeu !     Et les parasites internes ? La prévention passe ici par une vermifugation tous les 3 mois. Cela permet une meilleure immunité mais également d’éviter des troubles digestifs, respiratoires ou encore cutanés.    A savoir : chez les jeunes, la vermifugation se fait tous les mois jusqu’à 6 mois. Il faut traiter tout au long de l’année. Sachez aussi que certains vers digestifs peuvent être transmis par les puces lorsque l’animal se mordille pour se gratter et avale un de ces insectes.      Quel traitement choisir ? Que vous viviez dans le sud de la France, que votre animal chasse beaucoup, qu’il soit allergique…, nous pourrons adapter l’antiparasitaire externe mais aussi interne en tenant compte des risques auxquels il est exposé. La meilleure solution reste donc de profiter d’une consultation de routine pour mettre en place un programme de prévention ou, tout simplement, de passer à l’accueil de la clinique afin que nous puissions vous conseiller. Vous l’aurez compris, pour éviter toute petite bête chez vous et sur votre animal, il faut agir en prévention ! 

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