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Actualités régionales

Quiz : le lapin
07/08/2020

Quiz : le lapin

1. Quel est le pourcentage de lapins non stérilisés qui développent des tumeurs utérines ?   A - 10-20%   B - 20-45%   C - 45-80%     Réponse C : 45-80% Votre lapine est-elle stérilisée ? selon les études, 45 à 80% des lapins non stérilisées de plus de 2 ans développent des tumeurs utérines. La stérilisation diminue aussi le risque de tumeur mammaire, surtout si elle est effectuée jeune.       2. Alimentation : Quelle est la base de l'alimentation du lapin ?   A - Des carottes   B - Du foin   C - Des graines     Réponse B : Du foin La base de l'alimentation du lapin doit être constituée par du foin de bonne qualité (de couleur verte, qui sent bon), en évitant le foin de luzerne trop riche en calcium. Le foin permet d'user les dents du lapin grâce à un mouvement de va-et-vient. Au contraire, le pain et les pierres à lécher n'usent pas les dents des lapins.       3. Alimentation : Pourquoi faut-il éviter de leur donner des légumes comme les endives, la mâche, le choux... riches en calcium ? A :  Ils n'aiment pas ça   B : Cela favorise le développement des calculs urinaires   C : Leur transit intestinal ne les digère pas     Réponse B : Cela favorise le développement des calculs rénaux. Les lapins absorbent tout le calcium de leur alimentation car ils sont adaptés aux milieux pauvres en calcium dans la nature. En captivité, l'alimentation riche que nous leur donnons peut être responsable d'un excès de calcium dans l'organisme et du développement de calculs urinaires. Par conséquent, on évitera de leur donner des légumes riches en calcium comme les endives, la mâche, le choux, les fanes de carottes ou de radis. Le reste de l'alimentation doit être constitué de légumes variés (salade, tomate, poivron, et en petite quantité : carotte, coriandre, persil, aneth...).        4. Griffes: Est-il conseillé de couper les griffes du lapin ?   A: Oui   B : Non     Réponse :Oui Il est recommandé de couper les griffes de votre lapin, pour votre confort et pour éviter qu’il ne se blesse en se coinçant une griffe quelque part.       5. Précautions : Quels sont les aliments à proscrire pour les lapins ?   A - Le pain   B - Le chocolat   C -  Les bonbons     Réponse : A, B & C Pour faire plaisir à votre petit protégé, rien de plus sain qu’un petit morceau de fruits ou des herbes aromatiques séchées que vous mélangerez à son foin. Il vaut mieux éviter les mélanges de graines, les bonbons et autres barres à grignoter que l’on peut trouver dans le commerce et les animaleries. Trop riches en graisse et en sucre, ces friandises ne sont pas adaptées aux lapins.        
Embonpoint : faîtes bouger votre animal !
31/07/2020

Embonpoint : faîtes bouger votre animal !

Les beaux jours sont de retour ! Les régimes miracles font la une sur tous les magazines féminins… mais nos animaux ne peuvent-ils pas eux-aussi profiter du beau temps pour affiner leur silhouette ?     Embonpoint et alimentation :  Effectivement, la première bonne intention à prendre si votre animal est en embonpoint est la modification de son alimentation. Préférez des croquettes (associées éventuellement avec un peu de pâtée) de haute qualité qui seront mieux adaptées à ses conditions de vie et beaucoup plus digestibles que les aliments bas de gamme que l’on trouve principalement dans les supermarchés. Il existe des aliments dits « light » dont l’apport calorique est moindre et qui augmente la satiété de l’animal. Lorsqu’un animal est en fort surpoids, le vétérinaire peut prescrire une alimentation médicalisée spécifique plus efficace.   Pour les NAC tels que rongeurs et lapins, le surpoids est aussi possible : là encore, le choix de l’aliment est primordial. Chaque espèce est différente et a des besoins particuliers : respectez-les ! De plus, bannissez les friandises souvent déséquilibrées et préférez leur faire plaisir avec un foin de qualité (disponible en permanence) et quelques herbes et légumes frais. Attention, les aliments frais doivent être introduits très progressivement dans l’alimentation d’un rongeur ou lapin sous peine de provoquer des troubles digestifs parfois fatals.     Embonpoint et exercice physique :  Comme pour nous, faire du sport est un bon moyen d’augmenter ses dépenses caloriques et de perdre du poids pour nos animaux. Avec les beaux jours, vous pouvez prolonger les balades du chien. Prenez le temps de vous arrêter au parc avec lui (s’il y est admis, bien sûr) pour lui apprendre à ramener sa balle, un frisbee… Voire même, profitez-en pour vous mettre au sport, vous-même ! Tous les moyens sont bons pour faire bouger son chien, vous allez certainement trouver la bonne formule convenant aussi bien à lui qu’à vous. Attention, augmentez progressivement les efforts de votre chien : il doit s’entraîner, comme tout sportif. Sans compter qu’ avant toute perte de poids, ses articulations sont très sollicitées !   Pour les chats, cela est plus compliqué mais pas impossible. Pour les chats ayant accès à l’extérieur, vous pouvez les laisser vagabonder plus tard avant de les faire rentrer, leur offrir une chatière pour qu’ils rentrent et sortent à leur guise… Sinon, il reste, bien sûr, le jeu ! Les chats restent très joueurs tout au long de leur vie, il faut en profiter ! Le jeu est indispensable pour tout chat d’intérieur : cannes à pêche, plumeaux, petites souris… Les jouets pour chats sont de plus en plus nombreux et attractifs. Certains contiennent de l’herbe à chat pour inciter nos félins au jeu.   Pour les rongeurs et lapins, le but est de pouvoir les laisser gambader à la maison ou même au jardin, le plus souvent possible. Au retour du printemps, il est parfaitement envisageable de laisser son lapin dans un clapier adapté dehors en permanence. Pour tous les autres, un espace plus grand qu’une simple cage peut être aménagé afin que votre compagnon ait plus d’espace pour se dégourdir les pattes en votre absence. Sinon, sortez-le en votre présence le plus longtemps possible.   Les NAC sont des animaux très intelligents, vous pouvez leur apprendre à réaliser des parcours, slaloms, sauts… De quoi faire de l’exercice tout en s’amusant !     Et ensuite ?  Le poids de forme peut assez rapidement être atteint, et il faudra le conserver malgré l’automne, la rentrée…   Pour les chiens, essayez de conserver une certaine activité dès que la météo automnale ou hivernale le permet. N’hésitez pas à diminuer légèrement la ration journalière d’aliment si vos activités sont très réduites en hiver.   Chats et NAC ne verront pas trop la différence… Peut-être qu’au contraire, vous serez d’autant plus présents pour eux à l’intérieur quand il fera froid dehors !   Enfin, n’oubliez pas de contrôler régulièrement le poids de votre animal. Il serait dommage de réduire à néant tous vos efforts estivaux ! Faire du sport, jouer avec son animal permet de le garder en forme, de faciliter une perte de poids et de préserver un poids optimal. N’hésitez pas… comme nous, ils ont besoin de se dépenser !
La dysplasie de la hanche chez le Chien
24/07/2020

La dysplasie de la hanche chez le Chien

La dysplasie de la hanche ou dysplasie coxo-fémorale est, chez le chien, une des causes majeures d’arthrose. Cette dysplasie entraîne avec l’âge des difficultés locomotrices plus ou moins importantes et invalidantes, souvent douloureuses.     La hanche du chien : L’articulation de la hanche est constituée de deux os, le coxal (bassin), formant une cavité (cavité acétabulaire), et la tête du fémur, qui s’emboîtent parfaitement et sont parfaitement lisses. Les surfaces osseuses en contact sont recouvertes de cartilage, et un ligament attache la tête du fémur au fond de la cavité. Autour de cet ensemble se trouve une capsule synoviale qui maintient également l’ensemble. Cette capsule contient le liquide synovial, à la fois lubrifiant, amortisseur et nourricier.     Qu’est-ce que la dysplasie ? La dysplasie de la hanche est une anomalie de développement de l’articulation coxo-fémorale rencontrée essentiellement chez le Chien. L’Homme et le Chat peuvent également être atteints. Contrairement à ce qui se passe chez l’Homme où la dysplasie est congénitale, chez le chien, c’est au cours de sa croissance que l’articulation subit des modifications. Une instabilité de cette articulation conduit à des microlésions du cartilage. Ces microlésions engendrent des modifications de structure, responsables à la fois de la douleur et de boiteries plus ou moins importantes. L’ampleur des boiteries est indépendante de la gravité de la lésion. Avec le temps, les remaniements osseux et articulaires sont de plus en plus importants, les deux os ne s’emboîtent plus parfaitement et l’amplitude du mouvement est limitée : c’est l’arthrose.     Quelles sont les causes de la dysplasie ? Bien qu’il soit difficile de déterminer l’origine exacte d’une dysplasie chez un chiot, on estime que des origines génétiques, une croissance trop rapide, une alimentation trop riche ou un exercice trop important en sont les causes les plus fréquentes. Certaines races, notamment les grandes races (le Berger allemand, le Labrador retriever, le Rottweiler, le Dogue allemand, le Saint-bernard) sont plus souvent atteintes. Leur croissance plus longue les rend plus fragiles durant cette période, et donc, davantage sujets aux lésions sur l’articulation. La législation française a d’ailleurs mis cette maladie au nombre des « vices rédhibitoires ». Une action pour vice rédhibitoire conduit de facto à l’annulation de la vente si la découverte survient dans le mois suivant l’achat. Toutefois, l’apparition des désordres osseux et de la boiterie est souvent tardive (entre 6 et 12 mois, voire plus tard).     Quelles sont les conséquences de la dysplasie ? Pour le chien, c’est une douleur continue, qui s’aggrave à l’arrivée de l’automne. Cela le limite dans ses mouvements. Pour le propriétaire, c’est un coût de prise en charge médicale et/ou chirurgicale non négligeable. Vous ne pouvez pas envisager de longues balades, de la randonnée ou une activité physique prolongée avec votre animal. Actuellement, des efforts sont entrepris par les éleveurs pour écarter de la reproduction les chiens dysplasiques.     Comment savoir si mon chiot ou mon chien est atteint ? Si votre compagnon boite de l’arrière-train, à des difficultés à se lever, à monter quelques marches, se plaint, ou en cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire. Le diagnostic se fait essentiellement par une radiographie des articulations coxo-fémorales. Votre vétérinaire peut vous proposer de pratiquer cet examen radiologique qui est réalisé le plus souvent sous anesthésie générale, afin d’obtenir une meilleure vision de la laxité articulaire.  Bien que tous les vétérinaires soient en mesure de poser le diagnostic, dans le cas de confirmation d’un chien de race à l’âge d’un an, la radiographie devra être évaluée par un expert officiel lié au club de la race de votre chiot.     Mon chiot appartient à une race à risque : comment prévenir la dysplasie et l’arthrose ? Votre vétérinaire connait bien cette maladie. N’hésitez pas à venir le questionner dès l’achat de votre chiot afin qu’il vous conseille sur le meilleur suivi pour votre compagnon. Bien que la génétique de votre chiot ne puisse être changée, son expression peut être modifiée. Il est notamment indispensable de surveiller la croissance afin que celle-ci ne soit pas trop rapide, de modérer l’exercice et de surveiller les aplombs très régulièrement.     Que faire si mon chiot ou mon chien est dysplasique ? La dysplasie comporte plusieurs grades, identifiables grâce à la radiographie. En fonction du grade, l’approche sera différente si votre chien a ou non fini sa croissance. Si le diagnostic est réalisé précocement, votre vétérinaire pourra, éventuellement, vous proposer une intervention chirurgicale correctrice, et/ou mettre en place une surveillance renforcée de la croissance, de l’alimentation, de l’exercice de votre chiot, etc. À l’âge adulte, une intervention chirurgicale peut être envisagée dans certains cas. En règle générale, la prise en charge se fera sur plusieurs actions conjointes et complémentaires : médicale (gestion de la douleur...), mise en place de physiothérapie (exercice modéré, rééducation  fonctionnelle... ), chirurgicale éventuellement et bien souvent, utilisation de suppléments alimentaires, tels que les chondroprotecteurs ou les oméga3. L’alimentation ne devra pas être oubliée, puisqu’il faudra veiller à éviter toute surcharge pondérale. Certains aliments complets proposés par votre vétérinaire sont d’ailleurs formulés spécialement pour les chiens atteints d’arthrose.      Conclusion : Bien que la génétique soit certainement la cause majeure de la dysplasie, des erreurs lors de la croissance peuvent aggraver l’impact de la maladie, et favoriser son évolution vers un état arthrosique. La prévention reste encore la meilleure façon de limiter voire d’éviter l’arthrose consécutive à une dysplasie diagnostiquée précocement.   Votre vétérinaire peut vous conseiller. N’hésitez pas à venir le consulter.    
Les chenilles processionnaires, quels dangers pour mon animal de compagnie ?
17/07/2020

Les chenilles processionnaires, quels dangers pour mon animal de compagnie ?

Les chenilles processionnaires, quels dangers pour mon animal de compagnie ? Quand vient l’arrivée des beaux jours, nos chers animaux de compagnie sont ravis de pouvoir profiter de longues promenades, de jeux dans l’herbe ou encore de séance détente sous les arbres…  Bien que l’arrivée du soleil apporte son lot de réjouissance, c’est également la période où l’on voit revenir les chenilles processionnaires. Rarement citées comme menace pour les chiens et les chats, elles peuvent, pourtant, être terriblement dangereuses.   La chenille processionnaire, qu'est ce que c'est ? Les chenilles processionnaires du pin tiennent leur petit nom de l’arbre dans lequel elles pondent leurs œufs. Ces chenilles sont des larves de papillon qui se nourrissent des aiguilles des pins. Lorsqu’elles quittent les pins pour muer et se transformer en papillon, elles se déplacent à la file indienne. Ce mode de déplacement est similaire à une « procession religieuse » (cortège de fidèles défilant les uns derrières les autres) d’où le nom chenilles processionnaires.   Quels dangers pour mon chien ou mon chat ? A cause de leurs poils urticants et allergisants, les chenilles processionnaires sont de véritables dangers pour les chiens et les chats pouvant aller jusqu’à leur faire perdre la langue. Le mode de déplacement atypique des chenilles processionnaires éveille généralement la curiosité du chien qui va avoir tendance à jouer avec. En général, les chats préféreront rester à l’écart et regarder la file de chenilles. Le contact avec la peau et les muqueuses de l’animal est très agressif.   Quels sont les symptômes et les traitements ?  Le Dr Eric TRENEL vous donne toutes les réponses dans son article intitulé  « Le danger des chenilles processionnaires ! » sur son blog Conseils-Veto.com
Crises convulsives chez les chiens et chats
10/07/2020

Crises convulsives chez les chiens et chats

On parle souvent d’épilepsie chez nos animaux mais toutes les crises convulsives ne sont pas des crises d’épilepsie. Quelques explications…      Symptômes des crises convulsives : Souvent impressionnantes, les crises convulsives se manifestent par des tremblements et une hypersalivation. Généralement, le chien ou le chat tombe sur le côté, pédale, fait ses besoins… Les crises ne durent pas très longtemps mais beaucoup trop pour tous les propriétaires d’animaux qui y sont confrontés. Ces symptômes peuvent varier d’un individu à l’autre. Les crises convulsives peuvent apparaître soudainement et on observe le plus souvent une augmentation de la fréquence dans le temps.  Les crises épileptiformes ne sont pas toutes convulsives (avec spasmes musculaires) mais peuvent se manifester par des troubles du comportement, une perte de vision temporaire, des hallucinations…      Différentes causes de crises convulsives : Nous l’avons vu, les crises convulsives ne sont pas toutes dues à l’épilepsie mais l’épilepsie est bien une des causes des crises convulsives.  L’épilepsie est liée à des décharges d’influx nerveux anormales dans le cerveau. Le seuil d’excitabilité des neurones est alors très bas. Les crises convulsives peuvent aussi être dues à des problèmes métaboliques. Une insuffisance hépatique par exemple augmente le taux de toxines dans l’organisme (normalement éliminées par le foie) et provoque alors de telles manifestations. Une hypoglycémie ou hypocalcémie peut aussi être responsable de crises épileptiformes. L’ingestion de toxiques, raticide notamment, se manifeste également par l’apparition de crises convulsives. D’autres troubles nerveux peuvent expliquer ces symptômes : hydrocéphalie, malformation congénitale, tumeur, problème vasculaire…     Que faire pendant la crise ? Difficile à faire, nous vous l’accordons mais il est important pour votre animal de ne pas paniquer ! Ne toucher pas votre chien ou votre chat, pour ne pas le perturber d’avantage. Toutefois, il faut le protéger des blessures, par exemple, avec un coussin placé entre lui et les obstacles alentours (meubles et murs). N’oubliez de faire le calme dans la pièce : pas de grand bruit, de télévision ou de lumière forte. Après la crise, laissez-le reprendre ses esprits tranquillement, caressez-le pour l’apaiser. Puis, dès que possible, prenez rendez-vous chez le vétérinaire. Si votre animal ne présente pas de nouvelles crises dans les quelques heures, la consultation n’est pas urgente. Si, au contraire, de nouvelles crises convulsives apparaissent dans l’heure, il s’agit d’une urgence. Prenez rapidement rendez-vous !      Diagnostic et traitement des crises convulsives : Il est important de donner le plus possible d’informations à votre vétérinaire pour orienter le diagnostic. Après quelques examens complémentaires (prise de sang, radiographie voire scanner), votre vétérinaire pourra déterminer la cause des crises de votre chien. En fonction du diagnostic établi, le vétérinaire mettra en place un traitement ou préférera attendre de pouvoir observer comment évoluent les crises. En effet, le traitement est souvent contraignant et à donner à vie. De plus, des dosages sanguins du taux de médicament dans le sang sont indispensables très régulièrement.  Les crises convulsives chez nos animaux sont souvent difficiles à gérer au quotidien mais le plus important est de bien réagir pendant les crises et d’observer l’animal pour donner des informations au vétérinaire. Ensuite, suivez bien les recommandations données par le vétérinaire. 
Abandonner son animal : causes et risques
03/07/2020

Abandonner son animal : causes et risques

ABANDONNER SON ANIMAL : PRINCIPALES CAUSES ET RISQUES ENCOURUS Chaque année, plus de 100 000 chiens et chats sont abandonnés en France, soit un abandon toutes les cinq minutes. Ce chiffre a tendance à augmenter, surtout pendant les vacances d’été. En effet, 60% des abandons ont lieu pendant la période estivale. Pourtant, depuis le 28 janvier 2015, l’animal est reconnu en France comme un « être vivant doué de sensibilité » (article 515-14 du Code civil) et bénéficie de droits qu’il convient de respecter sous peine d’être puni par la loi.     Les motifs d'abandon Les statistiques sont éloquentes : près de 80% des abandons d'animaux domestiques, en particulier les chiens et les chats, ont pour raison principale un problème comportemental. Malpropreté, comportement destructeur du chien en l’absence des propriétaires, aboiements intempestifs ou hurlements, comportement agressif lors de rencontres avec d'autres chiens ou des êtres humains, fugues, peurs ingérables ou animaux mal contrôlés sont les problèmes les plus évoqués en ce qui concerne les chiens.  Quant aux propriétaires de chat, ils reprochent dans la majorité des cas à leurs animaux d’être devenus agressifs, d'avoir un comportement destructeur ou d'être malpropres. Pour autant, l’abandon n’est pas toujours directement lié à l’animal. Les motifs invoqués sont souvent des changements de situation, tels qu’un déménagement, la naissance d’un enfant, la séparation ou le divorce du couple, la perte d’emploi, des problèmes financiers, des maladies ou allergies aux poils, un départ en vacances ou à la retraite, le décès du propriétaire, ou tout simplement le manque d’intérêt et d’engagement.     Des propriétaires mal informés La méconnaissance des caractéristiques propres à chaque espèce. C'est le point commun qui relie les maîtres des animaux abandonnés, qu’ils soient chats, chiens, lapins, oiseaux ou furets. Lorsque l’on offre à ces animaux des conditions de vie que l’on estime, en tant qu’humain, agréables et enviables, on ne se rend pas toujours compte que ces conditions, justement, ne sont pas forcément celles dont ils ont besoin. Pour ce qui est des chats, les individus abandonnés sont souvent des chats d’intérieur. Même si certains arrivent très bien à s’adapter à l’enfermement, d’autres ne supportent pas les situations de captivité en appartement, et en arrivent à développer des troubles du comportement. L’idée reçue selon laquelle le chat est indépendant, n’a pas besoin de contacts et s’occupe tout seul est à oublier. Certes, les chats demandent moins de présence et d’attention qu’un chien, mais ils ont tout de même des besoins que leurs maîtres ne peuvent ignorer ou gommer. Quant aux chiens, les exemples d’inadéquation entre le mode de vie qui leur est proposé et celui dont ils ont besoin sont tellement nombreux qu’ils feraient l’objet d’un livre à eux tous seuls :  Un couple de vieux retraités a choisi comme probable dernier compagnon à quatre pattes un mignon petit Teckel. Ils s'imaginaient que le chien serait du genre à se lover dans leurs bras, à rester tranquillement allongé sur le canapé ou marcherait paisiblement près d'eux en ville. Malheureusement pour eux, le jeune Teckel de neuf mois n'a qu'une envie : courir, fureter en forêt et suivre des pistes. Une jeune femme sportive a eu un coup de foudre pour un Border Collie qu'elle prévoit d'amener avec elle durant ses joggings. Une fois à la maison, le croyant sportif, elle traîne - littéralement - le chien dans des courses qui l'ennuient terriblement. Ainsi, dès qu'il peut s'arrêter et guetter le moindre mouvement, le chien se couche et surveille tout ce qui se passe. Les membres de la famille Z. sont partis du principe que plus un chien est lourd, moins il a besoin de se dépenser. Ainsi, ils ont choisi un Berger d'Anatolie qu'ils laissent toute la journée livré à lui-même pendant qu'ils sont au travail ou à l'école. Durant leur absence, supportant mal sa solitude, le chien occupe son temps en aboyant et en détruisant les affaires de la famille. Ses propriétaires, excédés, finissent alors par l'attacher seul au bout d'une laisse dans la cour de la propriété de 8h à 20h.   D'autres cas, comme les chiens qui ne sont sortis qu’une ou deux fois par jour alors qu’ils auraient besoin de se dépenser durant de longues heures, ceux dont on favorise la dépendance en les étouffant de contacts, mais qu’on laisse seuls toute la journée, ceux qui ne goûtent jamais à la liberté, ceux qui n’ont pas le droit de rencontrer d'autres chiens, ceux qu’on délaisse à la venue d’un enfant... sont plus nombreux qu'on ne le croit. Il n'est ainsi pas rare d'entendre de nombreux propriétaires se plaindre et dire qu'ils ne comprennent pas pourquoi ce chien « si petit, pourtant », « si sportif, normalement » ou « si calme, d'après les guides » n'est pas comme ils s'y attendaient.  De fait, ne s'étant pas renseignés ou n'ayant pas vérifié avant l'achat du chien ou lors de son adoption les réels besoins de sa race, les propriétaires se retrouvent devant des situations difficiles à gérer.     Un engagement financier et moral plus important que prévu. « On n’accueille pas un chien comme on acquiert une nouvelle voiture ! Les gens doivent comprendre l’engagement que cela représente, moral et financier », explique Virginie Pocq Saint-Jean, ancienne Présidente nationale de la S.P.A. (Société Protectrice des Animaux). Les animaux de compagnie sont souvent abandonnés parce que les propriétaires se rendent compte qu’une fois arrivés à l’âge adulte, ils demandent des soins réguliers.   Avoir un animal de compagnie signifie s’engager pour une durée minimale de dix ans. L’entretien quotidien, les frais liés à la santé et au bien-être de l’animal, sans oublier les visites régulières chez le vétérinaire, les vaccins du chien ou les vaccins du chat, les soins et médicaments en cas de maladie ou d’accident peuvent représenter une somme importante. « En moyenne, on estime qu’un chat coûte environ 800€ par an, tandis que le budget annuel pour un chien représente environ 1500€. Si l’on n’est pas prêt à l’assumer durant quinze ans, voire plus, il ne faut pas franchir le pas ! ».   De plus, une fois arrivés à l’âge adulte, les animaux de compagnie demandent encore beaucoup d’attention. En effet, de nombreux propriétaires achètent, par exemple, un chiot Husky pour la beauté de l’animal. Néanmoins, Nicolas Dumas, Directeur Général Adjoint de la Société Protectrice des Animaux (S.P.A.) rappelle que « le physique « avantageux » ne fait pas tout ! Il existe des phénomènes de mode qui sont terriblement destructeurs pour les animaux ! ». Ces propriétaires ne comprennent pas que ce sont des chiens très dynamiques, qui ont besoin d’espace et d’une alimentation adaptée pour s’épanouir. Ainsi, après quelques mois seulement, ils les abandonnent.       Une éducation ratée. Un autre problème méconnu, mais cette fois vis-à-vis des animaux d’élevage, c’est qu'ils n’ont parfois jamais été éduqués ou correctement socialisés. En effet, certains éleveurs font primer le nombre d’animaux « produits » sur la qualité de vie et l’équilibre mental. Tonio Ruiz, secrétaire de l’association S.O.S Vieux Chiens, une association qui vient en aide aux vieux chiens abandonnés, évoque ainsi une de ses expériences avec des chiens sauvés provenant d’élevages : « Comme c’était des chiens qui ont toujours vécu en élevage, ils ne connaissaient rien, ils étaient apeurés notamment par la laisse pour aller se promener ; il y a donc eu un gros travail là-dessus. ». « On a choisi des adoptants conscients que ces chiens-là [...] avaient aussi besoin de reprendre contact avec la vie réelle. » ajoute-t-il.       Abandonner son animal, un acte puni par la loi L’abandon d’un animal domestique est défini par la législation française comme un acte de cruauté, et l’article 521-1 du Code pénal prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour les propriétaires qui abandonnent volontairement leurs animaux de compagnie. Une interdiction de détenir un animal, temporaire ou définitive, peut également être ajoutée à la peine.  Selon le service juridique de la Société Protectrice des Animaux (S.P.A), les auteurs des méfaits sont surtout malheureusement sanctionnés par des amendes, et rarement, voire jamais, par des peines de prison ferme. « Tout dépend du juge qui traite l'affaire », explique Cécile Petitjean, juriste à la S.P.A. L'abandon devient justiciable si quelqu'un décide de mener l'affaire en justice, et à condition de retrouver les propriétaires de l'animal. La S.P.A. de Lyon relate une de ces affaires dans laquelle elle s'est impliquée. « Il y a quelques années, un homme, dont l'épouse, nourrice agréée, avait été mise en demeure de se séparer de son Rottweiller, avait déposé l'animal sur le bord de l'autoroute avec sa laisse, son collier et une gamelle de croquettes ! » Le propriétaire a pu être retrouvé grâce à la puce électronique du chien. L'association a déposé plainte, et il a été condamné pour abandon volontaire d'un animal domestique, avec interdiction de détenir un animal pendant 2 ans, et 40 heures de travaux d'intérêt général. La S.P.A. de Lyon, partie civile, a obtenu des dommages et intérêts, et a pu placer le chien dans une autre famille. « Les gens ne prennent pas leurs responsabilités. Ils achètent des animaux quand ils sont tout petits et tout mignons mais une fois qu’ils grandissent, ils les abandonnent. Il faut vraiment que chacun se rende compte que cet acte n’est pas sans conséquence », expliquent des témoignages sur Rtl.be. Malheureusement, dans la grande majorité des abandons d'animaux, les propriétaires coupables sont rarement punis. « Sans des preuves ou des témoins, on a peu de chances de les retrouver et de les sanctionner », indique Fabrice Renard, inspecteur principal à la S.P.A de Liège et Vice-Président de l’association.     Le comportementaliste, une aide bénéfique À tout problème, sa solution. Ainsi, avant d'envisager d'abandonner leurs animaux, les propriétaires peuvent faire appel à des professionnels. Le comportementaliste, formé à l’éthologie (la science qui explique le comportement d’une espèce), étudie les relations entre les Hommes et leurs animaux de compagnie, et propose aux personnes désemparées une aide pour corriger les éventuels problèmes et éviter les séparations. Ce professionnel peut ainsi cibler l'origine des troubles du comportement chez l'animal, mais également rectifier l'attitude du maître. Si le chien n'arrive effectivement pas à s'ajuster au mode de vie de son propriétaire, c'est aussi à celui-ci de se mettre au niveau de son animal pour que leur relation fonctionne.  Par exemple, pour les maîtres de chien, ils pourront prévoir des promenades du chien plus fréquentes si c'est ce dont l'animal à besoin, l'occuper en lui proposant diverses activités - comme les sports canins - ou en lui fournissant de nombreuses distractions. S'il ne supporte pas la solitude et développe de l'anxiété de séparation, faire appel à des promeneurs de chiens professionnels peut aussi être une solution pertinente pour soulager les maîtres et éviter le comportement destructeur du chien. Il en va de même pour le chat : pour éviter qu'il ne s'ennuie, et que le comportement destructeur du chat - qui est tout à fait naturel - n'outrepasse les limites de l'acceptable chez son maître, la solution la plus simple est de lui fournir des distractions, comme une grande variété de jouets pour chat (balles, peluches, jouets mécaniques...), ou pourquoi pas un compagnon animal, comme un chien ou un autre chat. Un comportementaliste est là pour conseiller les adoptants d’animaux et leur permettre de faciliter l’adaptation de l’animal à son nouvel environnement, mais aussi à les aider eux à s'adapter au nouveau membre de la famille.    
Le coup de sang
26/06/2020

Le coup de sang

Les problèmes musculaires sont fréquents chez les chevaux de travail et peuvent aller d’une raideur à de faibles crampes voire à un décubitus avec refus de se lever. Ces affections portent des noms très variés comme « la maladie du lundi », « tying up », myoglobinurie paroxystique ou coup de sang .     Qu’est-ce que le coup de sang ? C’est une atteinte du muscle (myosite) souvent aiguë. Ce trouble de l’effort est une affection grave dont les lésions peuvent être irrémédiables. Dans les cas bénins , on note juste une raideur des membres pelviens et donc une légère boiterie . Dans les cas sévères , les signes se traduisent par une sudation , une hyperthermie et un refus de se déplacer, associés à des tremblements musculaires voire un affaissement de l’arrière-main.  Les muscles du dos et de la croupe deviennent durs et leur palpation douloureuse. La douleur musculaire est telle qu’elle entraîne des signes de colique et des spasmes de la vessie empêchant l’animal d’uriner. En cas d’atteinte musculaire grave, l’urine devient foncée (myoglobinurie).     Quels sont les facteurs de risque ? En période de froid intense et de gel, les chevaux restent au box parfois plus souvent que prévu et les risques de coup de sang sont augmentés. En effet, c’est une affection qui apparaît habituellement pendant un travail qui suit une période de repos avec maintien de la ration d’activité, ou suite au  stress (transport,...). Les chevaux gras sont plus à risque. Q     Quelle attitude adopter ? Il est recommandé d’ appeler le vétérinaire au plus vite pour éviter que des complications rénales apparaissent.  Dès que des signes de raideur sont observés, il est conseillé de ne pas forcer le cheval à bouger. Des soins peuvent lui être prodigués : le desseller, le couvrir, éponger la sueur et doucher ses membres. Les muscles étant douloureux, il ne faut pas les frictionner. Laissez votre cheval s’abreuver s’il le désire et réduisez fortement les rations. Si le cheval s’est couché, il faut essayer de le retourner fréquemment pour éviter les complications par écrasement du muscle. Il ne faut jamais administrer d’anti-inflammatoire ou de tranquillisant sans avis medical car ils présentent un risque de toxicité rénale.   Selon la sévérité de la crise, le vétérinaire pourra perfuser le cheval. Les fluides vont permettre de corriger la déshydratation, les déséquilibres électrolytiques, et d’aider à l’élimination rénale de la myoglobine qui donne la couleur foncée à l’urine et qui est néphrotoxique. Le vétérinaire pourra également prescrire des traitements pour soulager la douleur, apaiser les spasmes musculaires et stimuler la circulation périphérique en fonction de l’état de l’animal et des conséquences rénales de la maladie. Des analyses sanguines seront faites systématiquement si l’urine est foncée.      Cas particulier de la myopathie par stockage à polysaccharides : Lors de coups de sang récurrents, il faut penser à une autre entité pathologique : la myopathie de stockage à polysaccharides. Elle se caractérise par un stockage important de glycogène dans les muscles , glycogène habituellement utilisé comme source d’énergie chez les chevaux sains. Les mesures alimentaires sont le seul traitement efficace pour éviter les récidives. L’apport de lipides devra être augmenté et les carbohydrates (sucres) éliminés de la ration. Par contre, la gestion de la crise aiguë sera la même que lors de coup de sang.     Convalescence et prévention : Après la guérison, le cheval doit rester au repos plusieurs jours puis être remis progressivement au travail. Dans les cas graves, la convalescence peut être longue, et sa durée est en général déterminée par des contrôles sanguins effectués par le vétérinaire . Pour prévenir une éventuelle récidive , il faut veiller à réduire les aliments concentrés quand le cheval ne travaille pas. La vitamine E et le Sélénium joueraient un rôle dans la prévention des récidives ; des compléments alimentaires peuvent parfois être conseillés.  La  meilleure source de vitamine E reste cependant l’herbe fraîche. Et retenez que l’excès de Sélénium est très mal toléré. La supplémentation à outrance présente donc certains risques. Chez le cheval à risque, on conseille une bonne préparation avant l’exercice : étirements et/ou applications de produits pour chauffer les muscles. Enfin, les douches après le travail, associées ou non à l’application de lotions relaxantes, peuvent le soulager. Enfin, lors des transports, pensez à faire des pauses pour faire marcher le cheval.
Formalités administratives avant votre départ en vacances
19/06/2020

Formalités administratives avant votre départ en vacances

Pour tous les carnivores domestiques, c’est-à-dire chiens, chats et furets, il existe des formalités administratives à respecter pour pouvoir voyager sereinement avec votre animal.   Vous partez en France. Aujourd’hui, la vaccination et notamment celle contre la rage n’est plus obligatoire pour séjourner dans des campings ou pour partir en Corse. Toutefois, chaque camping a le droit d’exiger certaines vaccinations aux animaux qui passeront par leur structure. Ainsi, nous vous conseillons de vous adresser directement aux responsables de votre lieu de vacances pour savoir, d’une part, si votre animal est accepté et, d’autre part, quelles sont les formalités à remplir.   Vous partez au sein de l’Union Européenne. Dans ce cas, votre animal doit être identifié par puce électronique si son identification a été effectuée après le 3 juillet 2011. Pour tous nos compagnons identifiés avant cette date, le tatouage reste accepté à condition qu’il soit clairement lisible. Ici, la vaccination antirabique est obligatoire et toutes les autres fortement conseillées. De plus, cette identification et cette vaccination seront notées dans un passeport européen que nous vous délivrerons lors d’une visite à la clinique. N’hésitez pas à nous parler de votre voyage, nous pourrons vous aider.   Royaume-Uni, Irlande, Malte et Finlande. Si vous voyagez dans ces pays, vous ne pouvez voyager avec un animal de moins de trois mois et vous devrez aussi traiter votre compagnon contre l’echinococcose (parasite) 12 à 24 heures avant votre départ. Là encore, une visite à la clinique est indispensable pour ce traitement , d’autant plus qu’il doit être reporté dans le passeport.   Vous voyagez en dehors de l’Union Européenne. Il faut alors prendre en compte aussi bien les formalités demandées par le pays visité que celles exigées par la France à votre retour. Chaque pays a ses propres règles d’importation pour les animaux de compagnie. Il est donc indispensable de bien se renseigner quelques mois avant votre départ afin de les connaître. Pour cela, adressez-vous au Consulat ou à l’Ambassade de votre pays de destination. Si vous n’arrivez pas à les obtenir, voici ce que nous vous conseillerons à la clinique : Identifier votre animal par une puce électronique ou un tatouage lisible. Pour plus de précautions, faire faire un titrage des anticorps antirabiques trois mois avant le départ. Etablir un certificat de bonne santé (à la clinique) dans la semaine précédant votre départ. Détenir un passeport sur lequel seront notés tous ces éléments. En dernier lieu, tous ces papiers devront être validés par la Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DRAAF, ancienne Direction départementale des services vétérinaires).  Nous pourrons alors vous orienter vers le bon interlocuteur.   A savoir : La vaccination contre la rage ne nécessite qu’une seule injection qui sera suivie de rappels annuels.   Toutefois, elle n’est valable que 21 jours après cette première injection. De même, si vous ne respectez pas exactement la date de rappel, cette nouvelle injection sera considérée comme la première et ne sera valide qu’après 21 jours !  Alors, n’attendez pas la dernière minute pour prendre rendez-vous !   Pour rentrer en France avec votre animal au retour de vacances, les formalités dépendent, là encore, du pays duquel vous arrivez.   Toutefois, pour la plupart, il faut que le chien, chat ou furet soit âgé de plus de trois mois, soit identifié par puce électronique, soit vacciné contre la rage et ait un résultat de plus de 0.5 UI/ml au titrage sérique des anticorps antirabiques (réalisé 30 jours après la vaccination et 3 mois avant l’importation). Votre animal devra aussi posséder son passeport européen sur lequel figureront tous ces éléments.   Toutefois, certains pays sont dispensés de titrage rabique :    Andorre, Antigua et Barbuda, Antilles néerlandaises, Argentine, Aruba, Australie, Bahreïn, Barbade, Bermudes, Biélorussie, Bosnie-et-Herzégovine, Canada, Chili, Croatie, Emirats Arabes Unis, Etats Unis d’Amérique (y compris Guam), Fidji, Hong Kong, Iles de l’Ascension, Iles Caïman, Iles Malouines, Iles Vierges britanniques, Iles Wallis et Futuna, Islande, Jamaïque, Japon, Liechtenstein, Malaisie, Maurice, Mayotte, Mexique, Monaco, Montserrat, Norvège, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande, Polynésie Française, Fédération de Russie, Saint Christophe et Nevis, Sainte Hélène, Sainte Lucie, San Marin, Saint Pierre et Miquelon, Saint Vincent et les Grenadines, Singapour, Suisse, Taiwan, Trinidad-et-Tobago, Vatican, Vanuatu.   En conclusion, voici nos conseils : Renseignez-vous toujours auprès de l’Ambassade ou du Consulat de votre pays de destination quelques mois avant de partir et nous pourrons alors vous aider à remplir toutes les formalités nécessaires pour vous assurer des vacances sereines avec votre cher petit compagnon. N’oubliez pas non plus, si vous partez en avion ou en train, de bien connaître les exigences de chaque compagnie concernant le transport des animaux. Toutes ces mesures ne concernent que les carnivores domestiques (chiens, chats et furets). Pour tous les autres animaux (dont la détention et le transport sont autorisés, bien sûr !), il n’est pas nécessaire de remplir des formalités administratives mais nous vous conseillons toutefois, pour plus de précautions, de vous renseigner auprès du pays de destination !
Les maladies frustes du lapin
12/06/2020

Les maladies frustes du lapin

Une récente étude a démontré que 7 lapins sur 10 sont malades… silencieusement.     Quelles sont ces pathologies invisibles du lapin ?  Les problèmes dentaires : Les dents des lapins poussent en permanence. Leur usure est assurée par le frottement des dents les unes sur les autres. La principale pathologie frustre chez le lapin est la maladie dentaire lors de laquelle les structures profondes des dents sont atteintes dans un premier temps. Les déformations et malocclusions suivent sans que le propriétaire de l’animal ne s’en aperçoive. Ce dernier va commencer à s’inquiéter lorsque son lapin présentera une anorexie , un larmoiement permanent ou une masse (abcès) . En attendant ces symptômes visibles, le lapin peut vivre très longtemps avec cette maladie sans que personne ne s’en rende compte. En effet, seule une radiographie peut révéler la présence de cette pathologie. Une alimentation riche en fibres permet de limiter les problèmes dentaires des lapins. Des granulés complets durs ne suffisent pas à user les dents des lapins. Foin, légumes et herbes sont indispensables mais, attention, chaque nouvel aliment frais doit être introduit dans l’alimentation avec précaution, par toutes petites quantités pour éviter les troubles digestifs.     Les problèmes de la colonne vertébrale : Des déformations de la colonne vertébrale ont été décelées lors de cette étude chez les lapins. L’ arthrose mais aussi la s pondylose (usure des disques des vertèbres) peuvent aussi être présentes sans que les propriétaires ne s’en aperçoivent. Il est donc important d’observer comment se déplace et se tient le lapin afin de noter toutes modification causée par la douleur.     Les problèmes de peau : Les lapins peuvent présenter des problèmes dermatologiques avec présence de parasites invisibles à l’œil nu. Une alimentation de qualité et une hygiène parfaite permettent de préserver l’équilibre cutané et limiter l’apparition de parasitose. Sachez qu’ il n’est pas nécessaire de laver les lapins avec des shampooings, un brossage régulier suffit. Il est aussi possible de mettre à disposition d’un lapin de la terre à bain.     Autres pathologies : D’autres maladies ont été mises en évidence dans de moins grandes proportions lors de cette étude. Il s’agit de troubles oculaires, de lésions de la cavité nasale, de fractures cicatrisées mais aussi de masses utérines et de calculs rénaux.   En conclusion, en plus de toutes les maladies visibles rapidement chez le lapin, il existe un grand nombre de pathologies assez frustres. Il faut être vigilant ! Des contrôles réguliers chez le vétérinaire sont donc importants. Cela peut être lors de la consultation vaccinale, par exemple et d’autant plus chez les lapins âgés pour lesquels des bilans complets sont conseillés.
Les puces et leurs conséquences
05/06/2020

Les puces et leurs conséquences

Si les piqûres de puces sont avant tout douloureuses et désagréables pour votre compagnon à quatre pattes, elles peuvent avoir des conséquences plus ennuyeuses. Il est parfois difficile de se débarrasser des puces et une bonne prévention reste le moyen le plus efficace.     Qu’est-ce qu’une puce ? Les puces sont des insectes bruns sans ailes, de quelques millimètres qui possèdent la propriété de pouvoir se faufiler entre les poils des chiens et des chats et de sauter jusqu’à trente fois leur longueur. Elles vivent en partie cachées dans le pelage de nos compagnons et se nourrissent de leur sang. Après avoir digéré le sang, les puces laissent de petites crottes noirâtres en forme de virgule dans le pelage. L’observation de ces grains noirs est caractéristique de la présence de puces sur votre animal. Les puces constituent un véritable fléau, leur présence sur vos compagnons est un problème de santé mais en aucun cas un problème dû à un manque d’hygiène.      Où mon animal peut-il attraper des puces ? Il suffit qu’en se promenant à l’extérieur, votre chien ait ramené une seule puce à la maison, pour que celle-ci ponde à l’intérieur et provoque une véritable infestation de l’habitat et de l’animal. Vous pouvez même en ramener en appartement avec les semelles de vos chaussures. Les chats sont souvent porteurs sans se gratter. Les animaux sauvages sont également très souvent vecteurs de puces et en particulier les hérissons.      L'alimentation :  L’allergie aux piqûres de puces : De nombreux chiens développent une allergie aux piqûres de puces. Cela se traduit généralement par des rougeurs et des boutons sous le ventre et derrière les cuisses, une perte de poils et de violentes démangeaisons sur la croupe, ainsi qu’autour de la queue. Dans ce cas, il faut systématiquement traiter préventivement votre compagnon contre les puces. En cas de rougeurs ou de démangeaisons persistantes, il est préférable de consulter un vétérinaire. Il est également préférable de vermifuger les animaux porteurs de puces.   Le ténia : Les puces portent souvent des oeufs de ténia. Votre chien se contamine en avalant une puce lorsqu’il se mordille pour essayer de se gratter. Le ténia peut entraîner des troubles digestifs. Sa présence dans l’intestin du chien se manifeste par fois par la présence de « grains de riz » autour de l’anus.     Comment se débarrasser des puces? Il existe un grand nombre de produits antiparasitaires présentés sous des formes très différentes. Seul un petit nombre est réellement efficace pour lutter contre les puces. L’idéal étant un produit présent sur le poil en permanence afin de tuer la puce avant qu’elle n’ait le temps de piquer le chien, et donc de provoquer l’allergie.       - Peu efficaces :   1. Les poudres : L’antiparasitaire est dilué avec du talc. Lors de l’application, le produit pénètre rarement jusqu’à la peau et le talc glisse le long du pelage.   2. Les aérosols : Ils tuent très rapidement les puces présentes sur l’animal au moment de l’application, mais ont l’inconvénient d’être éliminés par l’eau.   3. Les shampooings : Ils peuvent avoir de l’ intérêt comme « traitement d’attaque » des infestations massives, mais lorsque l’on rince le chien après son shampooing, la majeure partie du produit antipuces part avec l’eau de rinçage.   4. Les produits à avaler : Très pratiques d’emploi ces produits n’agissent toutefois que lorsque la puce pique le chien. Celle-ci est alors intoxiquée et tuée. Certains de ces produits ne tuent pas la puce, mais l’empêchent seulement de pondre des oeufs. Ils sont utiles en milieu peu infesté ou pour des animaux difficiles à manipuler. Utilisés seuls ils ne sont d’aucuns secours pour les chiens souffrant d’une allergie à la piqûre de puce car ils ne les empêchent pas d’être piqués.       - Efficaces :   1. Les colliers : Ils ont l’avantage de durer plusieurs mois, mais ils agissent surtout autour du cou, alors que les puces sont le plus souvent localisées entre les cuisses ou autour de la queue.   2. Les pulvérisateurs : Ils déposent sur le poil un film protecteur de produit antiparasitaire qui intoxique les puces par simple contact dans les minutes qui suivent leur arrivée sur le chien. S’opposant à la piqûre, ce type de traitement est particulièrement conseillé pour les animaux allergiques. Active pendant environ 1 mois et résistante à l’eau l’application est invisible sur l’animal. Elle peut être, en revanche, difficile de mise en oeuvre sur les animaux récalcitrants ou sur ceux à poil long.   3. Les pipettes : Il suffit de déposer leur contenu sur la nuque du chien. Le produit se répartit tout seul sur l’ensemble du corps en une journée environ. Elles possèdent toutes les qualités des pulvérisateurs avec la facilité d’application en plus, mais s’avèrent parfois un peu moins puissantes en cas d’infestation massive.     Conclusion : La prévention reste le meilleur moyen de lutte contre les puces. Il ne faut pas attendre de trouver des puces sur l’animal, car c’est alors trop tard et l’on met parfois longtemps avant de s’en débarrasser. Il est recommandé d’associer un traitement de l’environnement (habitat) au traitement de l’animal afin d’être sûr de les éliminer toutes les puces d’un coup. Demandez conseil à votre vétérinaire afin qu’il vous indique le produit le mieux adapté.
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